Un étudiant de Paris School of Business est parti livrer des dons en Ukraine

Un étudiant de Paris School of Business est parti livrer des dons en Ukraine

Titouan ERULIN, étudiant en 2e année de master à Paris School of Business et bénévole auprès de la protection civile française, s’est rendu en Ukraine pour acheminer des dons. Il a participé à la création d’une chaîne logistique et d’une route humanitaire. Il raconte comment s’est passé l’opération ainsi que sa rencontre avec les réfugiés.

Bonjour Titouan, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Titouan ERULIN j’ai 23 ans et je suis étudiant en Marketing Insights et Data Analytics Strategy.

Tu es bénévole auprès de la protection civile française. Peux-tu nous en dire plus sur son but et ses missions ?

La protection civile est une association de secourisme agréée de sécurité civile opérant partout en France. Les trois axes de l’association sont : aider (maraude, dons …), former (formation et sensibilisation du grand public aux premiers secours) et secourir. Nous sommes appelés sur deux types de missions : tenir des postes de secours lors d’événements et accompagner les pompiers et le Samu lors de prises de gardes, de jour comme de nuit.

L’association joue un rôle très important dans la chaîne des secours en France et particulièrement à Paris où les 1500 bénévoles sont systématiquement mobilisés lors de catastrophes : incendies, attentats, accidents, éboulement…

L’association fait partie de la chaîne de secours française, nous devons donc être disponibles en cas d’événement majeur. Nous pouvons par exemple être appelé à tout moment si une personne fait un arrêt cardiaque proche de notre position.

Un étudiant de Paris School of Business est parti livrer des dons en Ukraine

Depuis combien de temps es-tu engagé dans cette organisation et pourquoi avoir pris cette décision ?

Je me suis engagé à la protection civile de Paris Seine il y a quatre ans. La raison pour laquelle j’ai pris cette décision est que j'ai été choqué par les attentats de 2015 et cela m'a donné envie de contribuer et d'être utile. J'ai commencé à me former au secourisme une année avant de partir en Australie pour mon échange universitaire. Je suis affecté à l’antenne du 8e et 9e arrondissement où je suis actuellement chef d’équipe.

Quelles actions as-tu déjà menées avec la protection civile française ?

À la protection civile, nous sommes très polyvalents. J'ai commencé par faire des maraudes dans Paris. Ensuite, j'ai tenu des postes de secours lors d'événements sportifs, culturels et lors de concerts. Je participe au moins une fois par semaine à une garde pompiers ou Samu. J’ai par exemple été mobilisé lors des confinements. Le rythme était plus soutenu, car il a fallu emmener de nombreuses personnes à l'hôpital. Lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris, les pompiers n’étaient pas disponibles, car ils étaient en train d’éteindre le feu. Nous avons donc assuré collectivement de nombreuses gardes pour les soulager des autres actions de secourisme.

J’ai également été formé à vacciner et à faire des tests PCR pour aider les médecins dans les centres de vaccination.

Tu t’es récemment porté volontaire pour apporter de l’aide au peuple Ukrainien. En quoi a consisté cette aide ?

L’association a collecté plus de mille tonnes de dons (produits de première nécessité, matériel médical de première urgence, médicaments, groupes électrogènes etc…)

Oui, c'était une très belle expérience. L’association a collecté plus de mille tonnes de dons (produits de première nécessité, matériel médical de première urgence, médicaments, groupes électrogènes etc…) en partenariat avec l'association des maires de France pour une valeur de plus d’un million d’euros. Ces dons ont été acheminés en plusieurs convois via des camions, avions, trains et péniches vers l’Ukraine.

L’organisation de cette opération était très complexe du fait du volume des dons à déplacer d’un bout à l’autre de l’Europe, mais aussi des moyens limités de l’association. À ce défi logistique s'est ajoutée la nécessité d'ouvrir une voie sécurisée pour être sûr que ces dons arriveraient bien auprès des civils ukrainiens.

Quel a été ton rôle dans l’acheminement de cette aide ?

Les situations sur place sont souvent très complexes avec des passages de frontières difficiles. Le risque principal est que dans la cohue, les dons n’arrivent jamais en Ukraine, mais soient volés et revendus au marché noir. Nous sommes partis à deux pour rencontrer des partenaires en Roumanie et construire la dernière chaîne logistique jusqu'en Ukraine. La route humanitaire que nous avons ouverte est maintenant accessible à d’autres associations pour atteindre le Sud de l’Ukraine et notamment Odessa. C’est aujourd’hui une des routes les plus sûres pour acheminer des dons.

Pourquoi est-il important pour toi d’être engagé dans de nombreuses causes ?

J'aime me rendre utile dans des situations intenses, chargées d’adrénaline et contribuer à mon échelle à aider les autres. Le travail en équipe de la protection civile est passionnant. J'y ai découvert des personnalités extraordinaires et des personnes qui veulent un monde meilleur, avec un sens de l'engagement incroyable. Être secouriste est un véritable exercice d'humilité car, parfois, ce qu'on voit est très dur.

Un mot de la fin ?

Engagez-vous ! Venez nous rejoindre !

Merci beaucoup à l’administration de PSB pour son accompagnement dans ce projet captivant et challengeant. Mes remerciements s’adressent en particulier au directeur du service de la scolarité, Monsieur GRÖNQVIST qui m’a tout de suite soutenu. Il a su dégager du temps et trouver les solutions administratives pour que je puisse partir alors que j’étais en alternance et en cours.

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