Lorsqu’elle commence ses études supérieures, Eloïse Grandin se destine à la médecine. Quelques années plus tard, après une réorientation et un parcours en finance à Paris School of Business, elle décroche son premier CDI chez Crédit Agricole CIB. Entre les deux, deux alternances et un projet professionnel qui se dessine peu à peu au contact du terrain. Diplômée en 2025, elle revient sur les étapes qui l’ont aidée à avancer, y compris lorsque les choses ne se sont pas passées comme prévu.
Se réorienter pour construire un nouveau projet
La première année de médecine d’Eloïse se solde par un échec. Il lui faut alors revoir ses objectifs et réfléchir à la suite de son parcours. Sur le moment, cette remise en question n’est pas facile, mais elle la considère aujourd’hui comme une étape importante pour trouver une voie davantage en accord avec ses aspirations.
« Même si cela n’a pas été facile, cette expérience m’a appris à rebondir, à revoir mes objectifs et à trouver une voie qui me correspondait davantage. »
Elle intègre alors Paris School of Business en première année du Programme Grande École. Elle s’intéresse déjà à la finance, sans avoir de métier précis en tête. Au fil des cours, puis de sa spécialisation en Financial Risk Management, son projet professionnel se dessine progressivement.
« J’avais déjà un intérêt pour la finance, mais je n’avais pas forcément une idée très précise du métier que je souhaitais exercer. »
Deux alternances pour découvrir différentes facettes de la finance
C’est sur le terrain qu’Eloïse commence à affiner ses choix. En Master 1, elle rejoint Sonepar en contrôle de gestion FP&A. Elle découvre une première facette de la finance, au sein d’une entreprise. En Master 2, elle change d’environnement et rejoint Crédit Agricole CIB, au sein du back-office confirmations de produits dérivés.
D’une expérience à l’autre, elle gagne en autonomie et comprend mieux les métiers auxquels elle pourrait se consacrer. Elle se sent aussi valorisée dans son travail. Les échanges avec ses collègues et ses tuteurs l’aident à préciser ses envies.
« Leurs conseils, leur accompagnement et le partage de leurs expériences m’ont aidée à affiner mon orientation professionnelle et à mieux définir mon projet. »
Ces années demandent toutefois de tenir un rythme soutenu. Il faut répondre aux attentes de l’entreprise, suivre les cours et préparer les échéances académiques. Les périodes de révision et la rédaction du mémoire rendent cet équilibre particulièrement exigeant.
« Il faut réussir à concilier les exigences académiques avec celles du monde professionnel, ce qui demande beaucoup d’organisation et d’investissement. »
Au fil des mois, Eloïse apprend à gérer ses priorités, même lorsque les contraintes se chevauchent. Son expérience chez Crédit Agricole CIB confirme aussi son intérêt pour la banque d’investissement. À l'issue de son Master 2, une opportunité se présente : poursuivre l’aventure au sein de l’entreprise en CDI.
Du statut d’alternante au premier CDI : une nouvelle place à trouver
Lorsqu’elle obtient son diplôme en août 2025, Eloïse connaît donc déjà l’entreprise dans laquelle elle poursuit son parcours. Elle conserve ses repères et continue à développer ses compétences. Pourtant, le passage de l’alternance au CDI demande un nouvel ajustement.
« Les attentes et les exigences des managers évoluent, et il faut savoir s’adapter à ce nouveau niveau de responsabilités, gagner en autonomie et trouver sa place au sein de l’équipe. »
Cette transition lui rappelle que l’apprentissage se poursuit après les études. Ses connaissances en finance et en gestion des risques lui sont utiles, tout comme les méthodes d’organisation et le travail en équipe acquis pendant sa formation. Au quotidien, elle apprend également à communiquer efficacement, à prendre ses responsabilités et à composer avec les contraintes opérationnelles.
Elle prend notamment conscience de l’importance de ne pas se contenter des pratiques existantes, mais de chercher à les faire évoluer.
« J’ai également appris l’importance d’être force de proposition : ne pas se limiter à ce qui existe déjà, mais chercher à améliorer les processus, proposer des solutions et prendre des initiatives. »
Et gagner en autonomie ne veut pas dire avoir réponse à tout :
« Enfin, j’ai compris que l’autonomie ne signifie pas tout savoir faire seul, mais aussi savoir demander conseil et apprendre des autres. »
Avancer sans attendre de tout maîtriser
Avec le recul, Eloïse retient de son parcours l’importance d’oser avancer, même lorsque tout n’est pas encore parfaitement clair. Aux étudiants qui s’apprêtent à entrer dans le monde professionnel, Eloïse conseille de ne pas attendre de tout maîtriser pour se lancer. Elle aussi a connu ces moments de doute où l’on se demande si l’on est à la hauteur.
Son parcours lui a appris à ne pas laisser ces doutes décider de la suite.
« Il faut rester curieux, poser des questions, accepter les retours et surtout saisir les opportunités qui se présentent. »
Elleencourage également les étudiants à profiter de l’alternance pour découvrir un métier, expérimenter un environnement et mieux comprendre ce qui leur correspond. C’est justement en multipliant les expériences qu’elle a pu préciser son propre projet.
Au-delà des apprentissages professionnels, ses années à Paris School of Business lui ont aussi permis de nouer des amitiés qui durent encore aujourd’hui.
« Ces années ont donc été aussi enrichissantes sur le plan humain que sur le plan professionnel. »
Si elle pouvaits’adresser à celle qu’elle était lors de son premier jour de cours, Eloïse lui conseillerait de profiter de ces rencontres et de croire davantage en ses capacités :
« Certaines périodes seront plus difficiles que d’autres, parfois au moment où elle s’y attend le moins, mais elle découvrira qu’elle a en elle beaucoup plus de ressources qu’elle ne le pense pour continuer à avancer et aller au bout de ses projets. »