Marjorie Dubois, co-fondatrice de Mood Paris revient sur son double cursus à Strate & Paris School of Business

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Marjorie Dubois, co-fondatrice de Mood Paris revient sur son double cursus à Strate & Paris School of Business
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Diplômée de Paris School of Business, Marjorie co-créatrice de la marque de lingerie Mood Paris revient sur son parcours au sein l’école, et plus particulièrement sur le parcours d’hybridation dont elle a bénéficié en suivant un double cursus avec l’école de design Strate.

Bonjour Marjorie, peux-tu te présenter ?

Bonjour je m’appelle Marjorie Dubois, je suis une alumni de Paris School of Business et co-fondatrice de Mood Paris, une marque de lingerie et maillots de bain écoresponsables et ajustables.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’intégrer Paris School of Business ?

Je me suis tourné vers une école de commerce parce que je voulais suivre une formation générale. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire après le lycée.

Mon choix s’est tourné vers Paris School of Business, pour deux raisons. La première est la possibilité de partir à l’étranger. J’avais vraiment envie de voyager loin et de faire éventuellement un double diplôme. Il y a beaucoup de choix à Paris School of Business. La seconde raison est la vie associative qui était un critère très important pour moi. J’avais des amis qui étaient déjà dans l’école et qui me parlaient beaucoup de ça. Ils me disaient que la vie associative était très riche, que l’école est un lieu où l’on peut facilement faire des rencontres. C’est important de se faire des amis parce qu’ils deviennent ton réseau plus tard.

Peux-tu nous présenter ton parcours à Paris School of Business ?

J’ai intégré l’école dès la 1re année, et je faisais partie de l’association humanitaire Gducoeur. Ensuite, je suis partie à l’étranger un an à James Cook University qui se situe à Singapour. À mon retour, j’ai intégré le master Marketing & Stratégie Commerciale. La première année s’est déroulée en rythme classique. Ensuite, j’ai fait une année de césure où j’ai réalisé deux stages de six mois. J’ai effectué le premier chez l’Oréal en tant que chef de projet junior pour la marque Garnier, et le deuxième chez le chocolatier Lindt en tant qu’assistante chef de projet. Après mon année de césure, j’ai fait ma cinquième année en rythme alterné en double cursus avec Strate, une école de design.

Quelles étaient tes motivations à faire un double cursus avec cette école ?

J’ai toujours été très intéressée par les arts graphiques, le design thinking, et la création. Le design thinking est une méthode basée sur l’humain et l’utilisateur permettant d’innover et de créer. C’est pour ça que j’ai choisi le marketing, parce que ça permet d’allier la création avec le côté business. L’idée était de compléter mon parcours de management et de marketing avec une vision centrée sur l’utilisateur et la création d’un produit ou d’un projet.

Comment les cours se sont-ils déroulés ?

On était une petite promo de vingt personnes divisée en deux groupes. On fonctionnait comme une agence, c’est-à-dire que les entreprises venaient avec des projets et des problématiques auxquelles on devait répondre en apportant nos skills issus de nos différents parcours. Nous avons notamment travaillé sur trois gros projets pour Renault, Nokia, et la mairie de Saint-Ouen.

Par exemple, pour Nokia on devait concevoir un véhicule propre pour les déplacements sur leur campus. L’idée était de centrer notre projet sur l’utilisateur, ses besoins, les fonctionnalités réelles et la valeur ajoutée de l’objet, tout en alliant ça à la partie business et développement.

Pour la ville de Saint-Ouen, on devait trouver un axe d’amélioration sur un lieu de la ville. Avec ma partenaire, on a travaillé sur le centre médical et plus particulièrement sur la réorganisation des bureaux, et de la signalétique. On a travaillé dessus pendant quasiment un an. Ensuite, nous avons mis en place ce projet dans le centre médical. Nous étions main dans la main avec la mairie, les agents administratifs du centre, et on faisait des réunions toutes les semaines avec le directeur.

Nous n’avions pas vraiment de cours à proprement parler où l’on est assis sur une chaise et où l’on écoute un professeur parler. C’était des séances de design thinking où l’on était dans une pièce, on écrivait sur des post-it que l’on collait au mur. Il y avait beaucoup d’intervenants d’univers différents qui venaient chaque semaine pour nous parler de leur spécialité, c’était très enrichissant !

Ce double cursus et cette hybridation des compétences t’ont-ils aidé pour la construction de ton projet professionnel ?

Absolument ! Ce cursus avec Strate m’a permis d’envisager les projets sous une autre perspective. J’avais un œil plutôt business, marketing, et stratégie et ce double cursus m’a permis d’acquérir une vision centrée sur l’utilisateur. À Mood Paris on utilise les méthodes de design thinking que j’ai apprises chez Strate. Par exemple, nous travaillons sur une refonte visuelle de notre marque et notamment de notre nom et pour cela on fait de grandes séances de brainstorming en collant des post-it sur les murs.

Es-tu toujours en contact avec des personnes que tu as rencontrées dans le cadre de tes études ?

Oui, je suis toujours en contact avec des étudiants avec qui j’ai travaillé à Strate, et d’anciens étudiants de ma promotion à Paris School of Business aussi. D’ailleurs, c’est en 1re année que j’ai rencontré Eugénie à PSB, avec qui j’ai co-fondé Mood Paris à la fin de nos études.

En 2020, tu as créé Mood Paris. Peux-tu nous en dire plus sur ton entreprise ?

Mood Paris est une marque de lingerie et maillots de bain écoresponsables et ajustables. Tous nos tissus sont issus de fibres recyclées provenant de déchets plastiques que l’on récupère dans la mer Méditerranée. On travaille avec une association qui est basée en Espagne et qui s’appelle Seaqual. Elle récupère, trie, broie les déchets, et les réduit à l’état de billes pour recréer de la fibre.

Nous n’avons pas le même système de taille que les autres marques de lingerie. Nous avons développé une petite innovation. On a ajouté au dos des soutiens gorges une réglette qui coulisse sur quinze centimètres. C’est une vraie avancée sur le produit qui va faciliter le choix des tailles pour nos clientes, parce qu’on peut perdre ou gagner du poids tout en gardant le même soutien-gorge.

Comment as-tu eu l’idée de la créer ?

Avec ma partenaire Eugénie cela faisait longtemps que nous voulions nous lancer dans l’entrepreneuriat, et travailler sur quelque chose qui avait du sens pour nous : c’est-à-dire l’écologie et le secteur de la mode qui est extrêmement polluant. On voulait montrer que c’est possible d’avoir des vêtements étiques, abordables, et jolis.

Nous nous sommes tournés vers le secteur de la lingerie, car il est profondément complexant et nous voulions faire évoluer les mentalités là-dessus. Le système de taille de bonneterie a été créé il y a plus de cent ans et n’a pas évolué depuis. Aujourd’hui plus de 80% des femmes ne connaissent pas leur taille réelle de soutien gorges.

Quel est selon toi l’atout majeur de Paris School of Business ?

L’atout majeur de l’école pour moi est la diversité des destinations et le choix des universités à l’étranger. Je trouve que la chose la plus enrichissante était mon année d’échange à Singapour.

As-tu un conseil à donner à un étudiant qui souhaite faire un double cursus à Paris School of Business ?

Le conseil que je pourrai donner et de ne pas hésiter à le faire. L’expérience ne peut qu’être enrichissante, même s’il faut bien organiser sa semaine au niveau du timing. Le fait de développer de plus en plus de doubles cursus fait partie de la stratégie d’hybridation de l’école. Je trouve que l’on fait partie d’une génération hybride qui va souvent changer de métier tous les cinq ou dix ans, à la différence de celle de nos parents et grands-parents. Il n’est jamais trop tard pour apprendre une nouvelle chose !

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