Au sommet du Kilimanjaro : l’aventure de l’étudiante de l’ESGMS

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Au sommet du Kilimanjaro : l’aventure de l’étudiante de l’ESGMS
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Rappelez-vous, Lorena Frier étudiante de l’ESG Management School s’était lancé un incroyable défi soutenu par l’ESG MS : prendre d'assaut le sommet du Kilimajaro, haut de 5 895m, pour réunir des fonds pour deux association caritatives, Pratical Action & Meningitis Research Foundation.
De retour de son excursion, nous avons recueillis les ressentis de Lorena :
Comment t'es tu sentie une fois arrivée en haut ?
Pas comme je l'avais imaginé ! Je savais que la montée serait très dure mais je pensais ressentir une sensation dénuée de quelconque douleur, seulement du bonheur et du soulagement intenses. Sauf que, durant toute la montée (qui a duré 6 heures et 20 minutes pour nous) il faut supporter le mal de crâne dû à la pression et au manque d'oxygène, le froid glacial (environ -20°C avec le vent), et se concentrer sur ses pas pour ne pas perdre l'équilibre. Alors, c'était merveilleux d'arriver (enfin) à cette pancarte avec les premiers rayons du soleil, de se dire qu'on l'a fait, qu'on a réussi, qu'on est sur le toit de l'Afrique... mais je n'en pouvais tellement plus ! Il me fallait un lit, une couette,  et 15 heures de sommeil devant moi. Malheureusement, j'avais surtout trois heures de descente à amorcer après seulement 10 minutes sur le sommet.
As-tu songé à abandonner ?
Non. J'ai eu quelques inquiétudes quand j'ai commencé à ressentir la pression dans la tête et les pertes d'équilibre, mais Thomas les sentait aussi et nos guides nous assuraient que c'était normal. Vers 5500 mètres d'altitude j'ai commencé à me sentir nauséeuse, ce qui n'est pas bon signe, mais j'ai tenu bon. En vérité, l'ascension, bien que physique, est surtout très mentale... Quasiment toutes les difficultés à surmonter se passent dans la tête. Il faut continuer à marcher dans le froid sans se poser trop de questions, ne pas se plaindre pour ne pas plomber le groupe et ne pas se plomber soi-même, et se concentrer sur quelque chose. Pour ma part, je comptais mes pas et m'autorisait à regarder vers le sommet pour constater l'avancée tous les 250 pas. Arrivée à Stella Point (5 745 mètres), j'ai failli pleurer de bonheur. Il ne restait plus que 150 mètres d'altitude avant d'arriver au sommet. J'allai le faire, c'était certain.
Comment s'est passée l'aventure ?
Merveilleusement bien. Après les soucis que nous avons eus avec l'organisateur du voyage, nous avons organisé le trek nous-mêmes. Nous devions être une trentaine de trekkers, nous n'étions que deux. Et ce n'était pas plus mal sur certains points : nous avons pu aller à notre rythme, et communiquer plus amplement avec notre équipe de guides et porteurs. Ils étaient à nos petits soins et nous avons beaucoup rigolé avec eux. Chaque journée de marche offrait un nouveau type de paysage : forêt tropical, forêt sèche, steppe, sol lunaire, glaciers... C'était magnifique d'observer ces changements de végétation. Le meilleur moment de la journée était, pour moi, la sortie de la tente au réveil : l'aube se lève, l'air est frais, la nature est calme, la lune est encore visible dans le ciel bleu, et le sommet est chaque jour plus proche.
As-tu rencontré des difficultés majeures ?
Pas de difficultés majeures, non. En suivant bien les conseils de nos guides, nous avons évité le mal des montagnes. Trois règles : bien manger, bien boire, bien dormir ! Le plus dur était de se reposer : un sac de couchage dans une tente, avec les températures aux alentours de 0, ce n'est pas le cadre le plus agréable. Mon autre point faible était les descentes : ça tire beaucoup sur les jambes et les genoux, ça secoue l'estomac... J'ai détesté ça !
Serais-tu prête à recommencer ?
Quand on est arrivé en bas de la montagne, je me disais que non, pas tout de suite... Aujourd'hui, si on m'offre le voyage, je dis OUI ! Avec la même équipe si possible. Et cette fois-ci, au lieu de prendre les photos officielles des sponsors, je profite des dix minutes au sommet pour m'asseoir et... respirer.
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