Interview Salomé PICARD - « Ce projet humanitaire a changé ma vie »

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Interview Salomé PICARD
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Au sein de Paris School of Business, la vie associative tient une place toute particulière. L’école recense de nombreuses associations avec différentes missions : Bureau des Élèves, associations politiques ou sportives, associations humanitaires… L’engagement associatif de nos étudiants prend différentes formes.

Du côté des associations humanitaires, il y a GduCoeur, qui grâce à ses nombreux pôles permet aux étudiants de s’investir dans une cause qui leur est chère. Collectes de sang, ventes de gâteaux, sensibilisation ou encore voyages humanitaires, l’engagement associatif prend ici tout son sens. Parmi ces étudiants qui ont souhaité s’investir, il y a Salomé Picard, diplômée du Master Entrepreneuriat de Paris School of Business. Aujourd’hui, elle a accepté de revenir sur son expérience au sein de GduCoeur et sur l’impact que celle-ci a eu sur ses choix de carrière et sur sa vie.

GduCoeur : l’association humanitaire de Paris School of Business

GduCoeur, c’est un peu l’âme de Paris School of Business. Au sein de l’association, les étudiants qui s’engagent ont l’opportunité de s’investir dans des projets caritatifs à petite ou grande échelle, en France ou à l’étranger. Salomé explique : « Il y a trois pôles : le pôle Guria dans lequel j’étais, le pôle Nosy Komba avec lequel ils vont à Madagascar depuis un certain temps, et le pôle M’bour dont les missions se passent au Sénégal dans une pouponnière.

Ce sont les missions humanitaires qui existent actuellement, mais si un étudiant a envie de monter un autre projet et soutenir une autre cause, il est aussi libre de monter son propre pôle après discussion avec les présidents et les vice-présidents ». Salomé précise que : « Le but des associations de manière générale à l’école, et notamment avec les associations humanitaires, c’est de faire un maximum de choses et de profiter de cette opportunité-là, d’avoir accès à plein de ressources, à des gens, pour monter des projets que l’on suit de A à Z ».

Guria : cap sur l’Inde

Lorsqu’elle est arrivée à GduCoeur en 1ère année à Paris School of Business, Salomé a tout de suite souhaité s’investir dans la vie associative de l’école, et tout particulièrement à travers ses actions humanitaires. Le pôle Guria n’existait alors pas. « GduCoeur collait complètement à mes valeurs et à ce que j’avais envie de faire, donc j’y suis allée mais le pôle Guria n’existait pas encore. Alors on a passé le premier semestre à chercher des associations et des ONG en France, en Europe et dans le monde qui ont besoin d’aide et dont les valeurs collent avec les gens qu’il y avait dans ce pôle-là. De fil en aiguille, on a rencontré un étudiant de dernière année qui venait de faire une césure de 6 mois à Bénarès, dans le nord-est de l’Inde, dans une association appelée Guria ». Grâce à cette rencontre, Salomé et ses camarades ont été frappés par une autre réalité, celle des enfants de la redlight area de Bénarès, au nord-est de l’Inde.

Les missions de Guria

« C’est une association qui lutte contre le trafic d’êtres humains et la prostitution forcée. On est donc rentrés en contact avec son fondateur, Ajeet Singh, en se disant que l’étudiant qui nous en avait parlé semblait avoir été profondément marqué par son expérience. Il nous a aussi démontré qu’il y avait encore des besoins sur place donc on a décidé d’aller les aider. À partir du second semestre, on est entré en contact avec le fondateur, et on a décidé de lui apporter notre aide et d’aller sur place ». Après avoir récolté des fonds et du matériel, Salomé et six de ses camarades ont fait partie de la première mission à Bénarès, qui a duré 40 jours. « Là-bas, les personnes les plus précaires sont souvent approchées par des macs qui promettent d’offrir à leurs filles une scolarité et une éducation, alors elles acceptent car elles ne se rendent pas compte qu’elles sont en train de vendre leurs enfants. Il y a aussi les enfants qui vivent avec leurs parents, et notamment leur mère qui est prostituée. Le but de l’association ici est de s’assurer qu’il n’y ait pas une émergence de seconde génération de prostituées ». Grâce à Guria, les enfants dans cette situation trouvent du réconfort à travers l’accompagnement dont ils bénéficient. Jeux, dessin, théâtre, jardinage… au centre, ils ont des activités pédagogiques et ludiques, et peuvent compter sur un repas tous les jours. « Beaucoup d’enfants de prostituées n’ont pas accès aux écoles en Inde car les autres parents n’ont pas envie que leurs enfants partagent les mêmes bancs d’école qu’eux. L’association fait pression sur certaines écoles pour que les enfants puissent avoir accès à une éducation, aller à l’école, avoir des connaissances, des envies autres et s’émanciper. Le centre est ouvert et accueille les enfants la journée (le matin ou l’après-midi en fonction de leur programme de cours) ». Les étudiants de GduCoeur en mission au sein de Guria participent à la fois aux tâches administratives pour le centre, à l’accompagnement des enfants, à l’entretien et aux rénovations des locaux.

Association humanitaire étudiante Guria

La création de Guria France

À la suite de cette première expérience, Salomé a souhaité poursuivre son engagement associatif pour porter ce projet encore plus loin. « Je voulais que ça devienne quelque chose de pérenne. Donc on a repris ce pôle et on l’a appelé “Pôle Guria”. Puis on est reparti une seconde année, et on a fait pleins de choses sur place. En 3ème année, je suis partie vivre à l’étranger puisque c’est obligatoire à l’école. Et il était hors de question après m’être investie autant pendant deux ans de ne plus faire partie du projet. Je voulais que le projet aille plus loin que GduCoeur au sein de Paris School of Business, donc on a monté l’association Guria France. De cette manière on pouvait défiscaliser les dons qui nous sont faits, apporter un soutien continu à l’association en Inde, et ça fait maintenant sept ans que le projet est né ! ». Aujourd’hui co-fondatrice et co-présidente de Guria France, Salomé voulait donner l’opportunité à des gens de s’investir pour l’association, et ce même s’ils ne font pas partie de l’école.

« Je ne serais clairement pas la même personne aujourd’hui si je n’étais pas partie »

Partie à seulement 18 ans pour défendre une cause de taille, Salomé le dit, elle ne serait pas la même sans cette expérience. « Je pense que ça a recadré mes priorités dans la vie. Ça m’a encore plus fait prendre conscience de la chance que j’ai d’être née en France, dans ma famille, d’avoir accès à l’éducation que je veux, d’avoir des gens qui me soutiennent, de pouvoir épouser qui je veux, un homme ou une femme. Je suis libre en fait. Et se rendre compte là-bas que les enfants sur place n’ont vraiment pas la même réalité, ce sont des choses qui marquent. On n’est pas égal à la naissance, on le sait, et on en prend réellement conscience là-bas ».

Alors que rien ne l’y préparait, Salomé s’est alors dirigée vers un Master Entrepreneuriat, avec pour objectif d’avoir un impact social dans les missions qu’elle se propose de remplir. Aujourd’hui, en parallèle de l’association Guria, elle aide des personnes à créer leur entreprise sociale et répond à des problématiques telles que : créer son entreprise lorsqu’on a un statut de réfugié ou de primo arrivant. « Dans une entreprise sociale, le profit est un moyen et non la fin. Il y a des objectifs de développement durable qui ont été mis en place par l’ONU (0 pauvreté, accès aux soins pour tous, éducation pour tous, etc) et le but des entreprises sociales, c’est d’atteindre ces objectifs de développement durable. On sait très bien que la faim 0 n’existera pas demain, mais à terme, une entreprise sociale est vouée à disparaître quand elle a rempli sa mission sociale et que ce problème de société n’existe plus. C’est utopique, mais c’est le cap que ces entreprises se donnent ».

Grâce à l’entrepreneuriat, Salomé a compris qu’elle pouvait avoir un impact social et environnemental important en mettant à profit les compétences qu’elle a développées. Pairs School of Business encourage de telles initiatives à travers ses nombreuses associations et missions humanitaires. Être en école de commerce signifie avoir la chance et l’opportunité de développer des connaissances et des compétences de qualité, et de bénéficier des outils nécessaires pour faire avancer le monde et venir en aide aux moins aisés, accompagner les plus vulnérables et soutenir le bon développement de notre planète.

Découvrez les différentes associations de Paris School of Business.

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